Dimanche 19 Octobre 2008, cette date raisonnera dans ma tête à vie....
On me réveille, en pleure... On me regarde, avec des larmes de tristesse... On veut me parler, les mots sous les larmes se noient... Et le couperet à tranché, " Emilie c'est Kevin ... Il est mort ce matin... Il a eu un accident de voiture .... " Les larmes coulent .... Je ne comprend plus rien ...
Les larmes coulent sur mon visage sans les avoir sentit venir... Je réagit, je me léve abasourdi, je sors et je pleure ... Je veux des explications, pourquoi? comment? est-ce réellement finit? est-ce un être cher pris une fois de plus à ma vie ?
Je ne pense plus à ma peine mais à celle qui entourent son père et ses deux frères ... J'ai envie d'hurler comme pour me sortir de ce cauchemar ... Mais les cris ne changent pas la réalité .... Tu es partis bien trop loin de nous sans nous prévenir, sans nous préparer, sans pouvoir te dire ces choses une dernière fois ... Parce qu'elle ne devait pas arriver si vite cette dernière fois ....
Les souvenirs reprennent le deçu... Tu te souviens de tous ces week-end passés ensemble à jouer à tout et à rien, à ce mettre à rire ensemble, à ce mettre a crier ensemble, à ce faire punir ensemble, à s'engueuler tout les deux ... Tu te rappels comme je me moquais de toi avec tes totoches et ton tissu comme guise de nainain ... moi j'ai l'impression que je suis redevenue une enfant qui aimerai jouer avec toi mais qui ne te trouve plus ... L'adolescence et la vie nous ont peu à peu éloigner... tu déménageais et moi je restais ici ... on se revoyait bien moins souvent... Puis on c'est perdu .... Je regrette se temps passé sans toi parce qu'il sonne comme une erreur dans ma vie, irréparable, insoutenable.... SI j'avais su qu'on t'enlèverai à moi si vite .....Je haies le conditionnel ... Comme je haies se présent sans toi ...
Une fois de plus la vie nous avait réunit dans la peine et le chagrin ... On venait de perdre un être cher ... ta maman ... Cette peine nous avait réunit, on c'était revu, on se reparlait .... on se réapprenait .... on s'aimait de nouveau comme avant ....
Un an c'est écoulé entre ta maman et toi ... entre ma tata et mon cousin ... entre deux êtres que j'aimais... entre deux êtres qui ne méritaient pas de partir et de nous être arraché .... Tata on pense toujours à toi et tu nous manques....
Je cauchemarde de cet accident comme ci je l'avais vécu ... Je n'arrête pas .... puis je nous revoit jouer ... et je revois ce Jeudi 23 Octobre 2008 ... La peur m'envahi, la tristesse est là ... tous ces gens qui pleurent de ta perte, tous ces gens qui ne peuvent plus sourire, tous ces gens qui t'aiment et qui se voient enlevé un être cher ...
Devant l'Eglise tu es là, dans ce cercueil... J'aurai tellement aimé te serrer dans mes bras, te dire à quel point j'étais désolée d'avoir perdu autant de temps avec toi, te dire que merde tu allais me manquer et que je donnerai tout pour que tu nous reviennes... Mais rien n'aurait changé... On t'a suivit jusqu'à l'intérieur on nous a fait nous asseoir au prêt de toi ... Puis le prêtre a parlé, même lui avait envie de pleurer, même lui n'a pas su nous dire qu'on arriverai à se consoler et à s'en remettre, même lui était dégoutté que ta vie fut si courte... Ta tante a parlé, émue et blessée elle t'a offert le plus belle hommage... ces mots nous ont fait pleuré encore plus car elle te donnait ces derniers mots, tous ces mots qu'on aurait tant aimé te dire et te redire à l'infinit... Puis on c'est recueillit...
Je t'ai touché une dernière fois mais ce n'était que l'enveloppe qui t'entourée, que ces planches de bois qui t'enlevaient à nous, j'ai déposé sur ton cercueil le dernier baisé que je pouvais te donner ...et j'ai pleuré, ces larmes ne seront pas les seules car rien qu'au son de ton prénom mais yeux se noient ....
De l'église au cimetière on t'a suivit à pied, pas un mot juste des pleurent de douleur, la route fut bien trop longue pour notre souffrance mais pas assez longue pour que ta présence soit encore parmi nous ... Puis arrivé là bas, on t'a déposé dans ta dernière demeure... un à un on est venu déposé une dernière fleur au prêt de toi, une fleur dans laquelle on y a laissé notre amour pour toi, tout ces mots qu'on voulait te dire, toute cette peine... tout ce qu'on pouvait te laisser au plus prêt de toi....
Puis je me suis effondrée dans les bras de ton père, c'était si dure, c'était si injuste, c'était tout simplement sans toi ....
Tu étais et tu resteras pour moi et pour tous ce jeune homme de 22 ans, plein de vie, plein d'envie, plein de projet, plein de joie, plein d'amour, intelligent, drôle, aimable, toujours présent, toujours souriant, fidéle.... et la liste est longue ...
Aujourd'hui on essaye de consoler notre peine comme on le peut ... Moi aujourd'hui j'espère que ta maman est au prêt de toi, elle nous manque elle aussi, et que ton oncle est là aussi et tous ces membres de notre famille ...
Je t'aimerais toujours et tu me manqueras toujours énormément ....
Repose en paix ...